Khaled Hosseini, Mille soleils splendides, 10/18, Paris, 2009.

Publié le par ANTIGONE37

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Roman.

L'action de ce roman se situe en Afghanistan en 1959. Mariam vit avec sa mère, isolée, loin du village où vit son père, marié à deux autres femmes. A la mort de sa mère, les femmes de son père la marie de force, à quinze ans, avec un homme qui a trente ans de plus qu'elle. 

Si les débuts de leur relation se passent relativement bien, Rachid, son mari change brutalement de caractère, transformant ainsi la vie de Mariam en enfer. Mariam voit son rêve de mère s'éloigner de plus en plus et sa vie devient de plus en plus insupportable. 

Dix-huit après son mariage, Rachid épouse une jeune fille de quatorze ans, Laïla, ce qui perturbe beaucoup Mariam. Ennemies d'abord, puis toutes les deux victimes de la misogynie de Rachid, elles deviennent complices dans l'adversité. Elles vont vivre côte-à-côte, dans un Kaboul, autrefois splendide et aujourd'hui en guerre.

Ce roman, deuxième de cet auteur, se lit très vite. J'ai été happée par l'atmosphère, les personnages, bref, l'histoire. Le rythme du roman est effréné, même si je trouve que l'action du début peine à décoller. Le plus intéressant dans ce roman est sans aucun doute les relations hommes/femmes et les conditions de vie des femmes que nous décrit l'auteur. Tout est, en effet, écrit avec beaucoup de retenu, mêlé de force et de désespoir. De très belles descriptions de Kaboul et de l'Afghanistan jalonnent également ce roman. J'ai juste été déçue par la fin (quatrième partie), trop rapide et simpliste à mon goût.


"Ce soir-là, Rachid vint de nouveau la voir dans sa chambre, mais au lieu de fumer sur le seuil, comme d'habitude, il traversa la pièce pour s'asseoir près d'elle, sur le lit, où elle était allongée. Les ressorts du lit grincèrent sous son poids. Il eut un moment d'hésitation, puis posa sa main sur le cou de Mariam et la massa doucement avec ses gros doigts. Son pousse glissa un peu plus bas ensuite et caressa le creux de la clavicule. Mariam se mit à trembler, mais la main de Rachid descendit encore, accrochant avec ses ongles le tissu de sa chemise."

 A lire le matin au réveil.

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