Michèle Barrière, Souper mortel aux étuves, Agnès Viénot éditeur, Paris, 2006.

Publié le par ANTIGONE37

9782353260737p

Il est parfois difficile de concilier  les études, le boulot et la lecture. Quand je vois la pile de livres qui m'attend, je me rends compte que j'ai accumulé beaucoup de retard ! Alors je prends ma plume (mon clavier !) et je tente de diminuer ma pile de petits billets. Je commence par un bon roman lu au mois de janvier (ah, oui quand même !^^)

 

Lier cuisine et lecture est un plaisir non négligeable. J'ai trouvé ce livre dans une petite librairie bretonne et j'ai tout de suite été attirée par sa couverture vert pomme et cette broche qui traverse la page (chapeau à la mise en page !) Ce volume rassemble trois romans de Michèle Barrière : Souper mortel aux étuves, Meurtres à la pomme d'or et Natures mortes au Vatican. Je n'ai pour le moment lu que le premier. 

 

9782353260737A Paris, en 1393, Jehan du Four, un riche bourgeois travaillant à la cour de France est retrouvé la gorge tranchée dans une étuve de la rue Tirechappe. Sa toute jeune épouse, Constance, décide de le venger. Elle se fait alors embaucher comme cuisinière auprès de la propriétaire de ce lieu de débauche, Isabelle la Maquerelle. Elle fréquente alors dans ce lieu les bouchers, poissonniers, ... Un monde bien loin de son univers. Elle s'engage alors dans une enquête qui va la mener sur les traces de faux monnayeurs.

 

Ma lecture de roman "noir gastronomique" est partagée.

 

9782353260737p-copie-1L'écriture de ce roman est très agréable. Les mots sont justes ; les phrases très bien construites et fluides. Les descriptions de Paris notamment sont magnifiques. On touche du doigt les étals des maraîchers, on hume les odeurs qui se dégagent des échoppes. J'ai été totalement immergée dans les rues grouillantes du Paris médiéval. Les descriptions des plats m'ont également enchantée. J'avais peur que celles-ci ne soient pas cohérentes avec l'histoire, qu'elles ne viennent qu'en surimpression. Absolument pas ! Elles s'intègrent à la narration, imposant ainsi un rythme différent. Nous sommes présents à table avec les convives.

 

Petite déception tout de même. Les personnages sont parfois un peu caricaturaux. On cerne dès les premières pages les caractères de chacun. Les relations qui vont se tisser sont alors cousues de fil blanc.

 

Il me tarde pourtant de lire la suite de ce recueil pour de nouvelles aventures dans le monde de la cuisine.

 

A lire par un dimanche maussade. 

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