David Foenkinos, Nos séparations, Gallimard, Paris, 2008.
Je ne connaissais absolument pas cet auteur. J'ai lu ce roman dans le cadre du challenge Caprice et je remercie très chaleureusement Constance93 pour cette grande et fantastique découverte.
Roman.
Ce roman est le septième de David Foenkinos après (et là, je ne peux résister à donner les autres titres, tellement ils sont plein de sens et complètement énigmatiques !) Le potentiel érotique de ma femme et Qui se souvient de David Foenkinos ?
Alice aime Fritz, Fritz aime Alice. Oui, mais Fritz n'aime plus Alice, mais aime Céline. Paul et Virginie s'aiment, c'est sûr.
Un mélange des couples, des amitiés, des relations.
Alice et Fritz se rencontrent, s'aiment à la folie, se séparent puis se retrouvent avant de se détester.
L'histoire peut sembler banale, stéréotypée, déjà vue. Oui, certainement. Pourtant, David Foenkinos introduit une petite chose en plus : l'humour. Pas un humour où l'on rit aux éclats, non juste un humour teinté de mélancolie et de dérision.
La vie de Fritz est faite de rencontres amoureuses, bien sûr, mais pas seulement. Il croise également un homme qui vient de perdre son père, ses futurs ex beaux-parents, son meilleur ami, ...
Ces bousculades vont rendre le personnage plus humain, moins détestable (à mes yeux, tout du moins).
L'écriture est légère, aérienne. Les quatre parties défilent dans un souffle. Seul l'épilogue est un peu décevant.
Je n'aime pourtant pas les histoires romantiques mais là, je suis conquise.
Ce roman ferait un parfait scénario. Rémi Bezançon à la réalisation, Emmanuelle Béart dans le rôle d'Alice et Charles Berling dans le rôle de Fritz, ça vous tente ?
"Je ne savais que dire, et Alice ne pouvait plus parler maintenant, puisque des larmes couvraient ses mots. J'ai pris sa main. Un instant, j'ai éprouvé une honte terrible à être heureux de prendre sa main. Mais c'est ainsi, tout le malheur du monde, et c'était le cas, ne pouvait effacer le passage éclair d'une jouissance, celle de toucher la main d'Alice. "
A lire sous la couette, bien au chaud.