Pascal Millet, Sirène du caniveau, Roman noir, Liv'poche, Le Faouët, 1999.

Publié le par ANTIGONE37

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Roman noir.

 

Par un sombre et long dimanche de décembre, rien de tel que de lire un bon roman noir, bien au chaud sous une épaisse couverture. En cette fin de semaine plus que maussade, je me suis laissée séduire par ce roman noir qui attendait sagement dans ma bibliothèque, rayon "livre en attente depuis un certain temps voire un temps certain." Je m'installe confortablement et commence la lecture de ce roman. 

 

DSCF3879-copie-1Et le résultat est ... mitigé. Pourtant, tout y est : pistolets, cervelles qui éclaboussent les murs et le sol, grosses cylindrées et jeunes femmes perdues. Peut être un peu trop ?

 

Manu est un peintre de 34 ans, qui a perdu l'inspiration en même temps que l'amour de sa vie. Un soir, sur une plage bretonne, il sauve du suicide une jeune femme complètement perdue. Quelques instants plus tard, c'est un vendeur de Jaguar qu'il arrache à l'Océan. Mais comme vous vous en doutez, ces deux rescapés ne sont pas de simples victimes innocentes. Ces sauvetages vont entraîner Manu bien loin de son univers rempli de peintures, pinceaux et autres toiles. Quelques cadavres vont commencer à s'accumuler. Leur périple va les entraîner du côté d'Orléans à la recherche d'un homme loin d'être fréquentable. 

 

DSCF38791Je n'en dis pas plus, au risque de dévoiler une bonne partie du roman. L'idée de départ est un peu cliché, les personnages sont un peu caricaturaux (le peintre sans inspiration, la jeune junkie perdue, ...). L'auteur réussit quand même à leur donner une certaine épaisseur mais qui semble un peu fragile. Le texte est bien écrit mais je pense que quelques expressions un peu graveleuses ne sont pas indispensables puisqu'elles n'apportent rien à l'histoire. Même si l'intrigue est un peu cousue de fil blanc (la fin surtout), j'ai pris plaisir à tourner les pages, découvrant ainsi de nouvelles facettes aux personnages.

 

Un roman noir ou plutôt gris, parfait pour passer une bonne après-midi hivernale sans frissonner à chaque page, mais en prenant un certain plaisir. 

 

A lire sous la couette, bien au chaud.

 

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