Livres dans la poche

Bienvenue sur mon blog ! Vous trouverez ci-dessous mes dernières critiques (en toute modestie !) romanesques, poétiques, politiques, historiques, policières ...
N'hésitez pas à faire des commentaires ou à m'écrire à l'adresse suivante : livresdanslapoche@gmail.com
Bonne visite ! 
Samedi 7 novembre 2009
Voici un message que j'ai reçu dans les commentaires et que je vous fais partager : 

"Nous accueillons au Théâtre Jean Arp à Clamart, pour 11 représentations (du 10 au 21 novembre 2009) la pièce d’Agota Kristof Le Grand Cahier par la compagnie Toda Via Teatro, mise en scène de Paula Giusti, et interprété avec fougue par dix jeunes comédiens."
 
Vous pouvez consulter le lien vers le site http://www.theatrearp.com ou voici le numéro de téléphone : 01 41 60 17 04.
Par ANTIGONE - Publié dans : la vie du blog
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Vendredi 6 novembre 2009
Comme vous avez pu le constater, je ne suis pas très active au niveau des lectures en ce moment. Après avoir découvert durant un mois Bologne, je suis arrivée dimanche dernier, après 21 heures de traversée de la Méditerranée, à Barcelone. 

A défaut de critiques de lecture, voici quelques photos de Bologne, ville fascinante. Quelques critiques de BD espagnoles vont arriver sous peu ! 










Par ANTIGONE - Publié dans : la vie du blog
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Samedi 17 octobre 2009

Voici un article provenant du site blog-o-book.

"Bob aimerait aujourd’hui relayer une information qui nous semble d’importance et apporter ainsi tout son soutien aux « petits » éditeurs.

En effet, ces derniers auront bien du mal à être présents pour l’édition 2010 du Salon du Livre en raison d’une hausse des tarifs des stands totalement démesurée et injustifiée.

Ainsi donc, nous aimerions vous faire prendre connaissance de la lettre, écrite et signée conjointement par de nombreux éditeurs et envoyée au Président du Syndicat National de l’Édition, Serge Eyrolles ainsi qu’au Ministre de la Culture.

N’hésitez pas vous-même à relayer l’info sur vos sites et blogs.

Monsieur Serge Eyrolles
Syndicat national de l’Édition
115, boulevard Saint-Germain
75006 Paris

Paris, le 12octobre 2009

Copie à Monsieur le ministre de la Culture

Monsieur le Président,

Nous tenons, collectivement, à vous alerter sur l’orientation que semble prendre l’édition 2010 du Salon du Livre de Paris.

Depuis des années, le tarif «Trampoline», réservé aux éditeurs réalisant moins de 300000euros de chiffre d’affaires, leur permettait de disposer d’un stand de 9 m2 tout équipé pour la somme de 2000euros HT. Somme qui peut sembler dérisoire, mais est importante lorsque l’on connaît l’état de la trésorerie des petites maisons d’édition.

Au milieu du mois d’août, Reed, le concessionnaire du salon, a fait parvenir aux éditeurs sa proposition commerciale pour 2010. Et là, stupeur (mais stupeur étouffée par la chaleur estivale): le tarif «Trampoline» est désormais exclusivement réservé aux primo exposants. Pour pouvoir bénéficier d’un stand équivalent, un petit éditeur ayant déjà participé au Salon devra dorénavant débourser plus de 4300euros HT, si l’on intègre au tarif de base toutes les «options» – obligatoires (assurance, inscription, compteur électrique, etc.).

Lundi 7septembre 2009: une réunion, initiée par Reed, s’est tenue au siège du syndicat dont vous êtes le président en présence d’une cinquantaine d’éditeurs et de l’équipe du Salon du Livre au grand complet.
M. Morisset, le commissaire du Salon, nous a expliqué qu’il avait décidé «d’accompagner davantage la petite édition» et que la suppression du tarif «Trampoline» pour les éditeurs ayant déjà exposé visait à simplifier l’offre commerciale.

Pourquoi cette augmentation de 115%? Nulle réponse ne nous a été apportée. Pourtant, il apparaît évident qu’en doublant le tarif des «petits» stands (il est à noter que le tarif des autres n’a, lui, pas évolué),
le Salon du Livre risque très vite de se délester des petits éditeurs incapables de suivre cette inflation.

Lundi 20septembre, Reed a mis au point une nouvelle grille tarifaire destinée aux petits éditeurs,
en proposant le stand de 9 m2 à 3519€, ce qui «limite» la hausse à 1519€.

Cette majoration, de 75% tout de même, nous semble bien éloignée de la volonté annoncée par le commissaire du Salon d’«accompagner davantage la petite édition».

Inutile de rappeler que le Salon du Livre est pour tous les éditeurs – petits et gros – le moyen de nouer de nouveaux contacts avec lecteurs, libraires, bibliothécaires, journalistes…

Nous souhaiterions connaître votre position sur cette augmentation et savoir qui en est l’initiateur.
Est-ce le SNE, propriétaire du Salon, ou bien votre prestataire Reed?
Depuis quelque temps se murmure que certains aimeraient voir le Salon retrouver le cadre prestigieux du Grand Palais. Hélas, le mètre carré y est plus rare qu’à la Porte de Versailles et tout le monde ne pourra être de la fête, comme vous le confirmiez dans un entretien à Livres Hebdo en février2009 en affirmant: «Si on retire les stands marginaux, on peut peut-être y tenir.» Devons-nous en déduire que nous sommes ces «marginaux» qu’il faut commencer à éloigner?

Dans l’attente de vos éclaircissements sur une situation que nous jugeons alarmante pour la politique du livre en France, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre considération la plus distinguée.

Valérie Millet, Les Éditions du Sonneur
Laurent Seminel, Menu Fretin
Francis Combes, Le Temps des Cerises
Edmond Janssen, Éditions Delga
Gérard Cherbonnier, Éditions Le Petit pavé
Jean Ferreux, Téraèdre publishing
Dominique Gibert, Diateino
Dominique Tassel, Éditions Albertine
Alain Gorius, Éditions Al Manar
Guillaume Zorgbibe, Éditions du Sandre
Michel Chandeigne, Éditions Chandeigne
Pascal Arnaud, Éditions D’un Noir Si Bleu
Émeric Fisset et Marc Alaux, Éditions Transboréal
Thierry Marchaisse, Éditions Epel
Laurence Teper, Éditions Laurence Teper
François Plisson, Éditions de La Fibule
Xavier D. de Casabianca, Éditions Éoliennes
Marie Kattie, Présence africaine Éditions
Thierry Boizet, Éditions Finitude
Pierre Picy, Éditions Kailash
Christophe Sedierta, Éditions de la Dernière Goutte
Yves Frémion, président du MOTif
Susanne Juul, Gaïa Éditions
Sylvie Vacher, libraire
Brigitte Bouchard, Les Allusifs
Samuel Seguin, Éditions Fata Morgana
Paule Martigny et Alain Vollerin, Mémoire des Arts
Jean-Luc A. d’Asciano, Éditions L’Œil d’or
Xavier Legrand-Ferronnière et Anne-Sylvie Homassel, Éditions Le Visage vert
Sabine Bucquet-Grenet, Les Éditions de l’Épure
Arnaud Fournier, Stalker Éditeur
Claire Paulhan, Éditions Claire Paulhan
Frédéric Jaffrenou, Éditions Isolato
Pierre Marchant, Éditions Calleva
Catherine Desjeux, Éditions Grandvaux
Marjolaine Pereira, Éditions Millefeuille
Gérard Pourret, Éditions Mouck
Nicolas Gary, Actualitte.com
Pascal Pratz, Asphodèle éditions
Pascal Boulanger, bibliothécaire, auteur
Thomas Seurat, librairie Grangier (Dijon)
René et Alice Turc, éditions Grandir
Éliane Huber, libraire
Monique Subra, éditions du Carbardès
Étienne Galliand, Alliance des Éditeurs indépendants
Benjamin Jugieau, TDO éditions
Maryline Larret, bibliothécaire
Caya Makhélé, Éditions Acoria
Déborah Dupont-Daguet, librairie Gourmande (Paris)
Élise Milicevic, Éditions 1793
Évelyne Philippe, Éditions de Bourgogne
Valérie Marty, Éditions Créer
Gilles Seegmuller, Éditions de l’Onde
Patrick Lefrançois, Éditions Pascal
Marie-Hélène Alba, Éditions du Lys noir
Isabelle Drouin Soubrillard et Yves Soubrillard, Éditions Infrarouge
Martine Levy, La cause des livres
Raphaël Thomas, Éditions La ville brûle
Danica Urbani, Dadoclem
Jean-Luc Hadji-Minaglou, Éditions Lis et Parle
Philippe Raimbault, Les mots migrateurs
Jean-Christophe Pichon, Éditions Edite
Charles Merigot, Éditions de la Ramonda
Benjamin Lambert, Librécrit
Hugues Barrière, Autour du livre
Nicolas Bayart, Éditions Le Passager clandestin
Christian Sauvan-Magnet, Éditions Le Desk
François David, Éditions Motus
Gil Fonlladosa, Éditions In Octavo"
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Jeudi 15 octobre 2009

Roman.

Voici un roman sans prétention qui se lit avec beaucoup de plaisir.

Depuis toujours, Lauris est éperdument amoureux de Mathilde. Son rêve est de devenir l'amant de cette femme envoûtante et fascinante. A Paris, ville où ils décident de s'installer ensemble, ils tiennent une petite pension de famille. Leur histoire d'amour est forte, passionnée, tous les jours différente. Mathilde meurt brusquemment, en plein bonheur. Lauris ne peut se consoler. C'est alors qu'il rencontre Alice, une jeune fille un peu perdue. Il lui propose de rentrer dans un jeu quelque peu pervers : remplacer Mathilde et devenir son alter ego.

L'écriture de ce roman est très agréable. Les chapitres courts se laissent dévorés avec une certaine délectation. Cet amour fou, sans concession est très beau. Alice se prend tellement au jeu qu'elle en vient à douter sur sa véritable personnalité. 

"Pendant ce temps, Lauris fouillait sur la coiffeuse, dans les boîtes et les pots, les flacons pleins à ras bord. Il s'empara d'un poudrier qu'il garda à la main et attendit que les femmes aient achevé leur besogne. Enfin, il les renvoya. Aussitôt, il prit un petit pinceau et avec une extrême application, peignit de doré les paupières désormais closes de sa femme. Lorsqu'il eut terminé, il s'éloigna du lit et observa le cadavre de Mathilde."

Maryse Wolinsky a commencé sa carrière au sein de la presse écrite dans les rédactions de Elle ou du Monde-dimanche notamment. Elle a publié de nombreux contes, romans et essais. 

A lire allongé(e) dans l'herbe. 
Par ANTIGONE - Publié dans : à lire allongé(e) dans l'herbe
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Jeudi 8 octobre 2009

Recueil de nouvelles.

Tout est dans le titre de ce livre. Toutes les nouvelles ont pour thème cette saison lente qu'est l'hiver, pleine de solitude, de désoeuvrement et d'angoisse. Chacune de ces nouvelles représentent un instant de la vie d'une personne parmi tant d'autres, comme vous et moi. 

Chaque lambeau de vie est décrit avec une simplicité touchante. Les descriptions sont sobres. Ils sont chauffeur de taxi, infirmière, vendeuse de supermarchés, ex-taulard... Juste des blessés de l'existence, comme un peu chacun de nous par moment. 

Un grand auteur, comme je les aime. Vous pouvez aussi voir mes billets sur les autres livres de cet auteur que j'ai lu : Je vais bien ne t'en fait pas et Falaises

Voici les premières lignes de la première nouvelle, "Pialat est mort" : 

"J'avais trop bu et Pialat était mort. J'avais appris ça dans la soirée. Les petites dormaient à l'étage. Après le repas, je les avais bordées. J'avais eu un mal de chien à les laisser-là, dans le noir de leurs chambres, à m'arracher à leur visage paisible, leur front pâle, leurs mains fines posées sur la couverture."

A lire sous la couette, bien au chaud. (mais par un jour de grand soleil)
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Dimanche 4 octobre 2009
Ciao a tutti.

Je pars cet après-midi pour deux mois d'études. Début du programme : Italie et la belle ville de Bologne puis Espagne et l'envoûtante Barcelone. 

Si je peux, je continuerai à poster mes commentaires de lectures sur ce blog et à mettre quelques photos.

Sinon, au mois de décembre. 
Par ANTIGONE - Publié dans : la vie du blog
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Vendredi 2 octobre 2009

Roman.

Voici un autre roman d'Agota Kristof, auteure que j'aime de plus en plus. Après Le grand cahier, La preuve et Le troisième mensonge, voici donc Hier.

Tous les jours, Sandor Lester travaille dans une fabrique d'horloge, à la chaîne. Il ne supporte plus cette vie après laquelle il court dès 5 heures du matin. Le samedi, il retrouve Yolande, qu'il n'aime pas vraiment. Pour survivre, il pense à une femme idéale, Line. Il va passer ses moments de loisirs à partir à sa recherche, jusqu'au jour où il va se trouver dans le même bus que cette femme qui surgit de son passé d'exilé. 

Simple, touchant, émouvant, sobre. On retrouve la même atmosphère que dans la trilogie. De nombreux thèmes sont également repris : la souffrance, l'exil, l'amour du pays maternel et surtout l'amour de l'écriture. La condition de migrant, la solitude , la question du sens de la vie, tout est là, tout simplement.

"Yolande, je l'ai rencontrée en achetant des chaussettes. Des noires, des grises, des chaussettes de tennis blanches. Je ne joue pas au tennis. Yolande, je l'ai trouvée très belle la première fois. Gracieuse. Elle penchait la tête en présentant les chaussettes, elle souriait, elle dansait presque."

"Je suis né dans un village sans nom, dans un village sans importance." 

S'il n'ya avis qu'un seul livre à lire.
Par ANTIGONE - Publié dans : s'il n'y avait qu'un seul livre à lire
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Mercredi 30 septembre 2009

Roman.

Rachel a neuf ans. Sa mère, qui pense qu'elle a un problème, l'accompagne deux fois par semaine pour qu'elle raconte sa vie à une psychologue, madame Trebla. Le petit monde de Rachel est complexe. Entre sa copine un peu vache, ses parents complètement barrés et sa maîtresse humiliante, elle en perd un peu son latin. Alors elle rêve et s'invente son petit monde. La maturité avec laquelle elle dissèque le monde étonne, amuse et choque aussi par moment. 

Le style de ce très court roman est très frais. D'habitude, les livres où le narrateur est un enfant ne m'enchante pas trop, mais je dois avouer que je me suis laissée aller. Les anecdotes sont souvent très drôles (le Club de Barbie et ses appels...). Je pense, toutefois qu'un certain nombre de vulgarités auraient pu être évitées. 

Ce roman a été adapté en BD.

"Comme ça fait une semaine que j'ai des mauvaises notes et que je dors toute habillée avec mon cartable et mes affaires de gym pour ne pas être en retard à l'école, maman m'a proposé d'aller voir Mme Trebal (...). J'irai le mardi et le vendredi."

Auteure et comédienne, Raphaële Moussafir a d'abord écrit et interprété ce texte. Elle s'intéresse au monde de l'enfance aussi dans son nouveau roman, Et pendant ce temps-là les araignées tricotent des pulls autour de nos bilboquets.

A lire par un dimanche maussade. 
Par ANTIGONE - Publié dans : à lire par un dimanche maussade
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Mercredi 30 septembre 2009

Roman.

Barcelone, 1920. David Martin est un jeune pigiste sans le sou. Il travaille pour le journal La Voz de la Industria. En suivant les conseils de Pedro Vidal, journaliste très populaire, il décide d'entreprendre la rédaction de romans. Il est aidé dans cette entreprise par deux éditeurs peu scrupuleux. 

Epuisé par un rythme effréné, il abandonne la rédaction de ces romans. C'est alors qu'il rencontre Corelli, un éditeur parisien, qui va lui commander un texte fondateur, sorte de Bible moderne. Il se plonge alors dans son travail, ce qui ne n'empêche pas son désepoir de grandir face à l'indifférence de la femme qu'il aime. A partir de ce moment, une mécanique infernale va se déclencher. Toutes les personnes qui l'entourent changent de visage et David se sent aspirer. 

J'ai beaucoup attendu ce roman. J'avais beaucoup aimé le précédent opus de cet auteur. Je dois avouer que, après la lecture de ce livre, mon coeur balance. La ballade dans le Barcelone des années 1920 est fascinante. Le texte laisse la part belle aux descriptions. Pourtant, l'intrigue peine à décoller. La première partie est un peu longue. Sur certains points on retrouve l'atmosphère de l'Ombre du vent mais sans pour autant avoir ce petit quelque chose qui fait tourner les pages. La touche fantastique m'a également un peu lassé. Un bon moment quand même, mais rien ne vaut L'Ombre du vent. 

"Un écrivain n'oublie jamais le moment où, pour la première fois, il a accpeté un peu d'argent ou quelques éloges en échange d'une histoire."

Carlos Ruiz Zafon est né en 1964 en Catalogne. L'Ombre du vent a reçu le Prix Planeta, le Prix du meilleur livre étranger. Dix millions d'exemplaires ont été vendus. Il vit aujourd'hui à Los Angeles où il écrit aussi des scénario. 

A lire sur la plage (même si les vacances sont finies).
Par ANTIGONE - Publié dans : à lire sur la plage
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Mercredi 23 septembre 2009

BD. 

Cet album est le deuxième tome de la Guerre d'Alan. Vous pouvez trouver le billet du premier tome ici.

Ce nouveau tome marque l'arrivée d'Alan sur le territoire français. Nous suivons son parcours à travers la France, l'Allemagne et la Tchécoslovaquie. Alan Ingram Copé nous narre la vie quotidienne des soldats et des populations civiles. On retrouve le ton alerte et subtil du narrateur, sans aucune censure. La parole est simple, sincère.

Emmanuel Guibert continue à m'impressionner par des dessins criants de vérité, rendant ainsi cette guerre réelle, loin des clichés hollywoodiens. Je suis impatiente de lire le troisième tome. 

"Quand j'ai eu dix-huit ans, Uncle Sam m'a dit qu'il aimerait bien mettre un uniforme sur mon dos pour aller combattre un gars qui s'appelait Adolf. Ce que j'ai fait."

A lire le matin au réveil. 
 
Par ANTIGONE - Publié dans : à lire le matin au réveil
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Mercredi 23 septembre 2009

Roman.

Ce livre m'a été offert dans le cadre d'un partenariat entre les éditions Aux forges de Vulcain et Blog-o-book. Je les remercie tous les deux pour cette grande et géniale initiative. 

Le livre est divisé en deux récits, complètement différents.


Question de l'être et beauté féminine.

Aldo, un jeune homme, est très attiré par les femmes, leur beauté, leur parfum, le souffle qu'elles laissent dans la rue. Au hasard de ses rencontres, il invite les jeunes femmes à boire un verre avec lui. Jusqu'au jour où il rencntre Flora, une jeune femme qui l'intrigue particulièrement et avec qui il va lier une relation beaucoup plus intense. 

Je me suis régalée à découvrir ce premier récit, mélange subtil de réflexions philosophiques et de passages plus littéraires. Les chapitres, très courts, sont regroupés en cinq livres, tous introduits par une citation (souvent très bien trouvée). Aldo se pose beaucoup de questions et j'ai suivi avec envie sa quête éperdue du bonheur parfait.

" Les chats sont la preuve vivante que l'on peut se contenter, pour vivre, du fait que l'on est en vie et que c'est bon, et ce sans chercher en aucun cas à agir sur l'ordre intérieur, sur ce qui ne dépend pas de nous (...)"

"Lors vint le moment où sa pensée ne le quitta plus. Le jour, il espérait la croiser à chaque coin de rue, et la moindre passante, revêtant d'abord ses traits, l'arrachait à chaque fois brusquemment à lui-même." 

Comment errez-vous ?  

Cette seconde partie est plus déstabilisante, mais néanmoins intéressante. Le style d'écriture diffère complètement du début du livre. Les six parties de ce récit aborde le thème de l'errance, mais selon différents procédés d'écriture : le langage SMS et les nouvelles technologies, la poésie ... Non loin de là, se trouve un prophète diabolique. Le plus difficile est de faire le lien entre tous les chapitres et de suivre les traces de l'auteur.

Je recommande fortement ce livre qui sort le 24 septembre, dans toutes les bonnes librairies ! Vous trouverez un entretien avec l'auteur en cliquant ici.

A lire le matin au réveil.
 
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Mardi 22 septembre 2009

BD.

Cette BD est dans le même esprit que Persépolis ou Poulet aux prunes (billet ici).

Il est de tradition iranienne, après les repas, de déguster un thé qui a cuit dans un samovar pendant trois quart d'heure. Après avoir fait la vaisselle, les femmes partagent ce moment précieux. C'est durant cet instant que les confidences pleuvent. Elles dissertent sur la vie, l'amitié mais aussi et surtout sur les hommes, principal centre d'intérêt. Les unes confient leur mal-être, l'infidélité de leur mari ; les autres, leur liberté, leurs choix, leur féminité, leur sexualité et leur virginité. Ces conversations se déroulent dans un Iran d'avant la révolution iranienne, loin du voile et des conventions. Les femmes discutent en toute liberté, loin du regard censeur des hommes. C'est leur lieu, leur moment à elles seules.

 

Les dessins en noir et blanc sont toujours expressifs, la ligne graphique est sobre. Cet album est moins strict que Persépolis, puisque Marjane Satrapi abandonne les cases et les lignes pour un style plus libre. Les mots et les situations sonnent juste, toujours lourds de sens pour un pays comme l'Iran. Une grande bande dessinée.

A lire allongé(e) dans l'herbe.
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Vendredi 18 septembre 2009

Roman graphique.

La guerre de Corée est déclarée en 1950. Les populations commencent à quitter leur maison et à fuir, malgré les communiqués qui se veulent rassurants. La réalité est tout autre. Chung Eun-Yong, ancien policier, décide de fuir pour échapper à la répression qui le guette. Il apprend rapidement que sa femme a été blessée. Il reprend la route pour la rejoindre. Après l'avoir retrouvée, elle lui raconte l'impensable. 

Ce roman graphique somptueux est constitué d'une série d'estampes dessinées au lavis. La force de ce récit se trouve surtout dans les différentes atmosphères que l'auteur fait ressortir : une impression de calme et de volupté au début puis le chaos et enfin le retour à l'équilibre. Une BD dure, magistrale où tous les mots touchent juste, à chaque fois.

Park Kun-Woong est né en 1972. En 2004, il achève la série "Fleur" (publié chez Casterman). Il cherche, à travers son oeuvre, à sortir de l'ombre l'histoire moderne de la Corée du Sud.
Chung Eun-Yong, est l'auteur du roman sur lequel est basé cette BD. Il est président d'un comité de défense des victimes du massacre de No Gun Ri.

A lire sérieusement. 
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Mercredi 16 septembre 2009


Roman.

Clara, journaliste, décide de partir avec sa mère, Frieda, à Vienne. Ce voyage est l'occasion de revenir sur l'enfance de Frieda, une enfance heureuse jusqu'à la guerre. Les deux femmes parlent beaucoup, se redécouvrent. Clara fait enfin la lumière sur l'enfance de sa mère, faite de fuites, de malheur, de menus espoirs et de grandes peines.

Dans ce roman, tous les souvenris sont exprimés sans pathos. La relation entre la mère et la fille est magnifique, mélange de confiance et de défiance. L'Histoire se mêle à l'histoire familliale. L'écriture est simple et sensible. Je vois très bien ce roman adapté au cinéma. Un film est d'ailleurs très présent tout au long du roman, Le troisième homme de Carol Reed (1949).


"Frieda avait fixé le départ au mardi suivant. Clara aurait trouvé plus logique de partir la veille mais elle s'abstint de protester, connaissant les superstitions de sa mère."

"Goulash et polenta. Ce n'était pas un dîner très diététique mais Clara s'était régalée à redécouvrir des plats qu'elle n'avait pas goûtés depuis qu'elle avait quitté la maison de ses parents."

Journaliste de formation, Michèle Halberstadt a travaillé à Radio 7 puis à Première comme rédactrice en chef. Elle produit ensuite de nombreux films au sein de ARP. Elle a également participé à l'écriture de scénario dont celui des Blessures assassines. "Café viennois" est son troisième livre après "Prends soin de toi" (Flammarion, 1991) et "Adjani aux pieds nus" (Calmann-Lévy, 2002).

A lire le matin au réveil. 
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Mercredi 16 septembre 2009


Roman policier.

Après avoir purgé sa peine, Lorenzo sort enfin de prison. Son insertion est réussie puisqu'il trouve rapidement un travail au sein d'une association de défense des animaux. Investi de ce nouveau pouvoir, il tente de s'en sortir et de reprendre sa vie en main. Il est aidé dans cette tâche par une contrôleuse judiciaire, Miss Lopez. Son quartier, Park View à Washington est loin d'être un hâvre de paix. Les ennuis ne tardent pas à arriver et Lorenzo Brown est aspiré par ce tourbillon. 

Roman policier ? Pour moi, ce livre appartient plus au genre du roman de moeurs, pour la bonne et simple raison qu'il n'y a à aucun moment une enquête policière. Les personnages sont bien campés et réalistes, la ville de Washington et ses bas-fonds sont bien décrits. Pourtant l'action peine à décoller. Les scènes d'affrontements entre les gangs sont vraiment édulcorées. On se perd également dans l'organisation des gangs (qui travaille pour qui ? ...) Un bon roman mais pas inoubliable.

"T'es pas une espèce de flic ? l'interrompit Shirley, s'intéressant à lui.
- Si un flic de la fourrière, répondit-il. Ce matin, un mec s'en est pris à moi, à cause d'un animal qu'il maltraitait. J'ai réagi violemment, sur un plan physique, alors que je n'aurai pas dû."

"Le deal, c'est juste une infime partie de ce qui se passe ici. Tu te rappelles l'époque où Washington avait été rebaptisée Dodge City ?
- C'était un coup des journalistes. Ceux qui ont la trouille de venir dans les quartiers sur lesquels ils pondent des articles. 
- Les gens ordinaires ne supportaient pas qu'on apelle leur ville comme ça.
- Ils avaient raison. Il aurait mieux valu l'appeler Drama City."

George P. Pelecanos est né à Washington en 1957. Chroniqueur au Washington Post, réalisateur indépendant, il est l'auteur de nombreux romans dont "Blanc comme neige" ou "Soul Circus".  

A lire  dans la salle d'attente du médecin.
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